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 La planète en péril...

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Lola
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MessageSujet: La planète en péril...   Ven 17 Mar 2006, 14:46

La planète bleue en péril

Le constat est partout le même : en un demi-siècle, le développement
des activités humaines a provoqué une crise écologique sans précédent
dans l’histoire de la planète.

La pollution des océans
Surexploitation des ressources

La pollution industrielle et automobile est l’une des premières causes
du réchauffement climatique.


La manifestation la plus visible de la crise est celle du réchauffement
climatique lié aux concentrations trop élevées de gaz à effet de serre
dans l’atmosphère, qui réduit la couche d’ozone protégeant notre
planète des rayons ultraviolets du Soleil. Le troisième rapport du groupe
d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) montre que
la température moyenne sur Terre pourrait augmenter de 1,4 °C à 5,8 °C
d’ici à la fin du XXIe siècle, avec des conséquences qui se
révéleraient dramatiques pour des millions de personnes.
Les experts dressent une longue liste des effets de ce réchauffement planétaire.
À commencer par l’instabilité climatique, responsable de la plus grande fréquence des catastrophes naturelles majeures
(tornades, tempêtes et cyclones) et de la modification des courants marins, régulateurs de température,
et ayant une incidence importante sur le climat de plusieurs régions du
monde. Suivent les inondations. La chaleur accentue le cycle de l’eau,
entraînant une évaporation accrue et donc des précipitations plus
importantes. Les fleuves grossissent et débordent, les océans se déchaînent,
menaçant les personnes qui habitent à proximité des côtes marines ou des
cours d’eau, c’est-à-dire 80 % de la population mondiale. Sans oublier la
sécheresse et la désertification. L’augmentation de la température fera
disparaître l’eau des zones les plus arides, les déserts vont s’étendre
et certaines mers s’évaporer, comme la mer Morte ou la mer d’Aral. La
fonte des glaciers et la dilatation thermique des eaux profondes sous
l’effet de la chaleur provoqueront une montée du niveau des mers. Et la
liste n’est pas exhaustive. Un tableau vraiment alarmant.



La pollution des océans

Contrairement aux idées reçues, les eaux usées rejetées par
l’agriculture intensive et l’industrie dans les fleuves, les lacs et les rivières
polluent deux fois plus les océans que le transport maritime. Pourtant,
les dégazages en mer déversent chaque année de 1 200 000 à 1 500 000
tonnes de produits chimiques. Il ne s’agit pas seulement d’hydrocarbures,
mais aussi d’une large gamme de détergents, d’huiles diverses qui
polluent dans une quasi-impunité au-delà des zones économiques exclusives
(200 milles nautiques) puisque l’on peut procéder à des rejets dans les
mers ouvertes à condition de ne pas dépasser certaines normes. Par
ailleurs, les rivières, les fleuves et les estuaires charrient vers le
milieu marin quantité de substances particulièrement nocives, comme le
mercure et le plomb. L’utilisation massive des engrais agricoles, des
pesticides et des nitrates dans l’agriculture intensive augmente les rejets
d’eaux riches en phosphates et en ammonium, provoquant une prolifération
d’algues (les marées vertes) qui asphyxient le milieu marin.


Surexploitation des ressources

Ces phénomènes menacent directement l’avenir du biotope marin car ils
engendrent une eutrophisation [1] des estuaires, véritables
pouponnières pour 80 % des espèces. Autre danger : la surpêche. Les stocks de
poissons sont exploités au-delà de leurs limites biologiques. Dans
certaines eaux européennes, 40 à 60 % des réserves des principales espèces
commerciales sont utilisées dans des conditions mettant en péril leur
renouvellement. Enfin, l’augmentation de la pression démographique, avec 8
milliards d’êtres humains prévus en 2020, ne peut qu’exacerber les
problèmes posés par les rejets polluants, qu’il s’agisse de ceux émanant de
l’agriculture, des industries, des transports ou de ceux provenant des
particuliers. Des solutions existent pourtant dans tous ces domaines.
C’est avant tout une question de volonté politique. Or celle-ci dépend
dans une large mesure de la prise de conscience des citoyens. On
comprend d’autant mieux l’enjeu capital que représente le défi de changer les
mentalités, pour que chacun s’engage à repenser son rapport à
l’environnement.

Myriam Goldminc journaliste


LES EXPERTS TIRENT LA SONNETTE D’ALARME

« La dégradation de nos écosystèmes est si avancée qu’elle remet en
cause l’avenir de l’humanité. » Cette déclaration est issue du rapport
qu’un millier de scientifiques originaires de 95 pays ont établi sous
l’égide de l’Organisation des Nations unies. Première constatation : pour
répondre aux besoins des populations en nourriture, en eau, en bois, en
fibres et en combustibles, l’homme a modifié, en à peine plus de
cinquante ans, l’équilibre des grands écosystèmes par une surexploitation des
ressources. Or les éléments que recèlent les forêts, les savanes, les
océans et leur fonction régulatrice sont indispensables à notre survie
:ils purifient l’air, fournissent l’eau douce, les stocks de pêche, les
médicaments, stabilisent le climat et limitent l’érosion des sols et
l’impact des catastrophes naturelles.

Second constat : le temps presse. Nous avons à peine une quarantaine
d’années devant nous pour renverser la tendance. Les experts estiment que
60 % des écosystèmes sont fortement menacés, et la tendance devrait
s’accentuer avec l’impact du réchauffement planétaire. « Si nous ne
changeons pas notre façon de faire dans le sens d’un développement durable
en intégrant le prix à payer pour les services rendus par la nature,
nous léguerons à nos descendants un monde invivable », affirment les
scientifiques, qui ont établi une liste de priorités, comme sauvegarder les
réserves d’eau douce, les stocks étant déjà inférieurs à nos besoins.
Le rapport souligne la nécessité de supprimer les subventions agricoles
qui favorisent les inégalités entre pays riches et pays pauvres. Comme
le déclare le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan : «
C’est seulement en comptant à leur juste valeur l’ensemble de nos
précieuses ressources naturelles et humaines que nous pouvons espérer bâtir un futur durable. »

Source: http://minilien.com/?cNuyyrs6aU
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